« Enfin les vacances ! »
Cette phrase, on l’attend souvent toute l’année.
Elle évoque le repos, le ralentissement… la récupération.
Enfin, en théorie.
Car pour certaines personnes — notamment en burn-out parental — les vacances peuvent même devenir… une source de stress supplémentaire.
Pourquoi attend-on les vacances pour se reposer ?
Si les vacances sont censées recharger nos batteries…pourquoi attendre d’être épuisé pour s’autoriser à ralentir ?
Pourquoi tirer sur la corde pendant des mois
pour espérer récupérer en quelques semaines ?
D’après un sondage de Gaël Chatelain-Berry mené auprès de 3 500 personnes :
- 30 % arrivent à l’été avec des batteries « moyennes »
- 38 % se sentent complètement à plat
Autrement dit : la majorité arrive en vacances déjà épuisée.
Le piège : fonctionner comme une batterie… à vide
Comme je l’explique dans cet article :
📖 [Qu’est-ce que le burn-out ?]
Notre corps fonctionne comme une batterie.
Elle doit être rechargée en continu.
Si vous attendez qu’elle soit vide :
- vous passez en “mode survie”
- vous puisez dans vos réserves
- la récupération devient plus longue
Et souvent… les vacances ne suffisent plus.
Un processus insidieux
Le burn-out ne tombe pas du jour au lendemain.
Il s’installe progressivement.
D’abord :
- les nuits ne suffisent plus
- puis les week-ends
- puis même les vacances deviennent inefficaces
Et là, le cercle vicieux s’installe :
👉 vous attendez les vacances pour récupérer
👉 mais vous êtes déjà trop épuisé pour en profiter pleinement
Et parfois…petit rhume, migraine ou fatigue intense dès le début des congés
(Hasard ? Pas vraiment…)
Mon expérience
Avec le recul, les deux années précédant mon burn-out, mes vacances étaient systématiquement accompagnées de :
- rhumes
- infections
- migraines
- blocages physiques
Comme si mon corps lâchait enfin… dès que je m’arrêtais.
Une autre approche : plus souvent, moins longtemps
Les psychologues Moïra Mikolajczak et Isabelle Roskam proposent une piste intéressante :
👉 partir plus souvent, mais moins longtemps
Pourquoi ?
Parce que :
- les bienfaits commencent… avant même le départ
- ils diminuent environ un mois après le retour
L’idéal serait donc :
- des pauses de 3-4 jours
- tous les 2 mois
plutôt qu’un seul long break dans l’année.
Et en cas de burn-out ?
Si vous êtes déjà en burn-out :
👉 le repos nécessaire dépendra de votre état
- quelques semaines
- plusieurs mois
- parfois plus
D’où l’importance d’agir avant d’en arriver là.
Recharger ses batteries… toute l’année
Plutôt que d’attendre les vacances, l’enjeu est de créer une recharge régulière.
Une routine simple mais essentielle.
Voici quelques pistes simples pour commencer…
Routine quotidienne
- prendre 5 minutes pour soi au réveil
- marcher, bouger, respirer
- transformer le trajet du retour en sas de décompression (oui, chanter dans sa voiture ça fonctionne😉)
Routine hebdomadaire
- activité physique
- balade en nature
- moment de pause réel
Routine mensuelle
- sortie entre amis
- dîner sans enfants
- moment plaisir
L’idée n’est pas de tout faire parfaitement, mais d’observer ce qui vous fait du bien… et de commencer petit.
Le vrai enjeu
Le problème n’est pas le manque de vacances.
C’est le manque de récupération régulière.
👉 Si ce sujet vous parle, j’ai consacré un épisode complet de podcast à cette question du repos et de la recharge en prévention du burn-out :
🎙️ Écouter l’épisode de podcast dédié ici :Quand les vacances ne resourcent plus
Un épisode pour comprendre pourquoi attendre les vacances ne suffit pas… et comment retrouver de l’énergie au quotidien.
En résumé
Les vacances ne sont pas faites pour réparer un épuisement accumulé toute l’année.
👉 Elles viennent en complément.
La vraie prévention du burn-out passe par une recharge continue.
Et vous ?
Attendez-vous les vacances pour souffler…
ou avez-vous déjà mis en place des moments de récupération dans votre quotidien ?